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Israël réclame la « justice pour les réfugiés juifs des pays arabes »

5 octobre 2012 9 h 15 min0 commentaire

Par Denis Benkemoun

Lorsque qu’il est question de « réfugiés » du Moyen Orient, il s’agit invariablement pour les médias de réfugiés palestiniens, jamais de juifs expulsés des pays arabes et pourtant …

Les Juifs originaires des pays arabes ont très largement été victimes de persécutions et de violations massives de leurs droits. Les décisions officielles et les lois décrétées par les régimes arabes privaient les juifs et les autres minorités de tous leurs droits civils, ils furent expropriés de leurs biens, démis de leur citoyenneté et de leurs métiers. Les juifs étaient souvent victimes de meurtres, d’arrestations et de détentions arbitraires, de tortures et d’expulsions. Il y eut plus d’un million de juifs résidents en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans la région du Golfe au début du XXème siècle, aujourd’hui il reste moins de 5,000 juifs dans les pays arabes.

Pendant plus de 2,500 ans, un nombre important de juifs ont vécu dans les régions qui sont aujourd’hui des pays arabes (Égypte, Algérie, Irak, etc.). Il est important de savoir que des pays comme l’Arabie Saoudite, le Yémen, Oman, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l’Irak et le Koweït n’existaient pas au début du XXème siècle. La Syrie, par exemple, a été constituée en avril 1946, le Liban le 26 novembre 1941, même s’il n’a été reconnu que le 22 novembre 1943. Israël, souvent désigné comme Palestine (un terme qui remonte aux colonies de l’Empire romain plutôt qu’à l’histoire des Arabes) a une existence dans la région attestée dans l’histoire comme Royaume juif. L’essentiel du Proche-Orient a été dominé par l’Empire ottoman, puis les Britanniques ont plus tard pris le contrôle de la région et ont créé de nouveaux pays, installé des royaumes, tel que le Royaume hachémite de Jordanie qui n’avait jamais existé auparavant. De nombreux peuples non-musulmans vivaient dans ces régions et représentaient une part significative de la population de villes comme Bagdad, le Caire, Damas, avant l’émergence du mouvement nationaliste arabe. Les Juifs étaient ceux, parmi ces peuples, qui ont eu une présence permanente à Jérusalem et à Hébron, du Yémen jusqu’à l’Irak d’aujourd’hui.

« Un réfugié est une personne qui « craignant avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays … »

(Convention relative au statut des réfugiés de 1951).

La définition internationale du statut de réfugié est sans aucun doute applicable immédiatement aux juifs qui durent fuir la persécution des régimes arabes devenus hostiles aux citoyens de religion juive en réaction à la création de l’Etat d’Israël. Les juifs furent soit déracinés de leur pays de naissance, soit ils devinrent des otages politiques comme en Syrie par exemple.  Il serait impossible d’arriver à une paix durable au Moyen-Orient sans reconnaître et réparer le préjudice lié au déracinement des communautés juives originaires des pays arabes et d’Iran. Il ne serait pas acceptable et cela constituerait une injustice sans précédent si les Nations Unies devaient continuer de reconnaître des droits aux réfugiés palestiniens sans reconnaître les mêmes droits aux réfugiés juifs originaires de ces pays arabes.

Pour mieux comprendre essayons un parallèle avec le statut de réfugié en France : Je cite la brochure d’information destinée aux réfugiés en France d’octobre 2011 : « Vous avez été reconnu(e) réfugié(e) du fait de vos craintes de persécution en cas de retour dans votre pays ou en raison de vos liens avec une personne éprouvant de telles craintes. Cette situation implique que vous ne pouvez plus vous rendre dans votre pays même pour de courts séjours et que vous ne pouvez plus vous adresser aux autorités consulaires de ce même pays pour obtenir des documents. La protection administrative et juridique de l’Ofpra peut s’étendre à votre conjoint et à vos enfants mineurs lorsque ceux-ci se trouvent en France. Si vous-même avez été reconnu(e) réfugié(e) en vertu du principe de l’unité de la famille, vous ne pouvez pas transmettre ce statut à votre conjoint ni à vos enfants.  Si votre conjoint sollicite l’asile, il peut, comme vous, obtenir le statut de réfugié à titre principal s’il a des craintes personnelles. A défaut de telles craintes, il peut bénéficier de l’asile au titre de l’application du principe de l’unité familiale à condition toutefois d’avoir la même nationalité que vous et que votre union (mariage ou vie commune) soit antérieure à la date du dépôt de votre demande d’asile ». (l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides –Ofpra-)

Sur la base du Droit français, comment la France pourrait-elle refuser devant les Nations Unies le statut de réfugié aux juifs ayant été obligés de quitter les pays arabes à cause de leur judéité ?  Certains pays arabes refusant toujours qu’un juif de quelque origine que ce soit ne pose le pied sur leur sol (Arabie Saoudite, Lybie ….) sans parler de la déclaration de Mahmoud Abbas en Égypte qui indique qu’il interdirait toute présence juive dans un éventuel futur Etat palestinien.

Israël réclame la « justice pour les réfugiés juifs des pays arabes »

Israël a réclamé que « justice soit faite pour les réfugiés juifs des pays arabes », lors d’un colloque le 16 septembre 2012 à Jérusalem organisé par le ministère des Affaires étrangères et le Congrès juif mondial.

« Le gouvernement actuel est déterminé à rendre justice aux réfugiés juifs des pays arabes », a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de l’ouverture de ce colloque.
Pour le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon, interrogé par l’AFP, le but de ce colloque est de « mettre en avant la question des réfugiés juifs sur la scène internationale ».
« Nous sommes mobilisés pour la justice et les droits de ces réfugiés qui ont dû quitter leur pays les mains vides et n’ont jamais été reconnus comme réfugiés par la communauté internationale », a ajouté M. Ayalon.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a récemment lancé une campagne internationale intitulée « Je suis un réfugié » afin de faire connaître l’histoire des 850.000 Juifs forcés de quitter les pays arabes et l’Iran depuis la création d’Israël en 1948. Les réfugiés juifs qui, dans leur majorité, se sont parfaitement intégrés dans la société israélienne et plus globalement dans tous les pays où ils ont été accueillis.
Plusieurs parlementaires américains, canadiens et européens participaient au colloque, à l’initiative du Congrès juif mondial.

« Nous voulons que le monde comprenne que près de 900.000 Juifs ont été expulsés de leurs maisons, tués, spoliés et privés de leurs droits »  a dit M. Diker.
Meïr Kahlon, originaire de Libye, arrivé en Israël en 1949 « avec une seule valise » a témoigné à l’AFP « Je suis un réfugié. Nous avions beaucoup de biens et nous avons dû tout abandonner sur place. Nous n’avons jamais reçu la moindre compensation », « La simple reconnaissance du fait que nous ne sommes pas moins des réfugiés que les Palestiniens est importante pour nous », plaide ce septuagénaire, président du Conseil des organisations juives des pays arabes et d’Iran.

Côté palestinien, le responsable du dossier des réfugiés à l’OLP, Ahmad Hanoun, a récemment critiqué la comparaison, en fustigeant « la stratégie d’Israël de remettre en cause le droit au retour des Palestiniens ».

La question du « droit au retour » des réfugiés palestiniens et de leurs descendants, soit quelque 5 millions de personnes, est l’une des pierres d’achoppement des négociations de paix israélo-palestiniennes. Israël rejette cette revendication, estimant que ce droit ne pourrait s’appliquer que sur le territoire d’un futur état palestinien. D’autant que si nous prenions modèle sur le droit français, il faudrait que ces « réfugiés » aient perdu leur nationalité s’ils en avaient une ou seraient dans l’incapacité de retourner dans leur pays d’origine, pays qu’ils ont volontairement quitté avant même sa création lors du plan de partage de la Palestine sous mandat britannique. La majorité des prétendus réfugiés ayant depuis adopté la nationalité de leur pays d’accueil, même si il est vrai qu’ils continuent de souffrir de discriminations comme au Liban où ils ne peuvent exercer n’importe quelle profession entre autres contraintes. Ce qui, de fait, leur retirerait leur statut de réfugié au regard du droit français.

Le Parlement israélien avait adopté en 2009, en lecture préliminaire, un projet de loi disposant que tout accord de paix au Proche-Orient devrait prendre en compte l’indemnisation des Juifs forcés à quitter les pays arabes.

« Le ministère des Affaires étrangères demande à toutes les représentations diplomatiques d’Israël, surtout à sa mission à Genève et à sa délégation aux Nations Unies de soulever cette question devant les gouvernements et les parlements des pays d’accueil lors de toute rencontre et discussion », a déclaré M. Ayalon.
Selon les informations citées par M. Ayalon, près de 750.000 Arabes ont quitté la Palestine et Israël depuis la proclamation de l’État hébreu, tandis que le nombre de Juifs chassés des pays arabes s’élève à près de 900.000 personnes, ce qui est plus important en nombre de déplacés que les réfugiés palestiniens recensés.

« Depuis 1950, les Nations Unies ont versé 13,7 milliards de dollars d’aide aux réfugiés palestiniens. Pendant cette période, les réfugiés juifs n’ont reçu que 35.000 dollars », a indiqué le quotidien israélien Haaretz, citant Stanley Urman, directeur exécutif de l’association « Justice pour les Juifs des pays arabes » (Justice for Jews from Arab Countries). Stanley Urman réclame aujourd’hui d’inclure le dédommagement des Juifs du monde arabe dans le cadre de tout règlement politique entre l’Etat d’Israël et ses voisins arabes. Rappelons que la valeur des biens juifs spoliés par les Etats arabes est estimée aujourd’hui à plus de 100 milliards de dollars.

En 1957, M. Auguste Lindt, haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés statua que les juifs qui s’enfuirent des pays arabes sont effectivement des réfugiés au sens du mandat du UNHCR. (Genève, le 29 janvier au 4 février 1957) et encore en 1967 le Dr. E. Jahn, Bureau du Haut Commissionnaire des Nations Unies, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a reconnu le 6 juillet 1967 que « les juifs originaires des pays arabes peuvent être considérés relevant du mandat de ce bureau. »

Ce serait commettre une injustice si la communauté internationale devait reconnaître les droits d’une population victime, les réfugiés palestiniens, sans aussi reconnaître les mêmes droits aux autres victimes de ce même conflit au Moyen-Orient : les réfugiés juifs et chrétiens ainsi que les autres réfugiés originaires des pays arabes.

Les données statistiques sont édifiantes : 856.000 juifs originaires des pays arabes en 1948, il en reste à peine 7800 en 2001.

1948      1958       1968     1976    2001
Aden        8,000           800                0             0           0
Algérie    140,000    130,000         1,500      1,000           0
Egypte      75,000      40,000         1,000         400       100
Iraq    135,000        6,000         2,500         350       100
Liban      38,000        3,750            100           40           0
Maroc    265,000    200,000       50,000    18,000    5,700
Syrie      30,000        5,000         4,000      4,500       100
Tunisie    105,000      80,000       10,000      7,000    1,500
Yémen      55,000        3,500            500         500       200
Total    856,000    475,050       72,600    32,190    7,800
Source : Justice for jews from arabs countries.

« JE SUIS UN REFUGIE »

L’initiative pour rétablir la justice menée par Danny Ayalon est très mal vécue par les médias arabes et par une certaine presse de la gauche israélienne. L’évidence des chiffres n’est pas un frein à la négation du droit de ces juifs exilés des pays arabes pour cette presse complaisante. Les Arabes prétendront  que les Juifs pouvaient rester dans les pays qui les ont vus naitre, que rien ne les poussait à fuir ces régimes hostiles aux communautés juives souvent installées dans ces pays bien avant la naissance de l’Islam et que leurs conditions de vie n’auraient pas eu à souffrir si elles  avaient continuées de s’accommoder de leur statut de Dhimmis. Cette presse qui prétendra que cette initiative n’a pour but que de nuire aux intérêts des populations arabes ayant décidé unilatéralement de quitter la Palestine nouvellement partagée mais immédiatement réfutée. Cette presse qui oubliera volontairement de rappeler que les communautés juives, à l’inverse des populations arabes, ne s’accommoderaient jamais de ce statut de « réfugié » et qu’elles renaitraient de leurs cendres dans le seul endroit du monde où leur droit à l’existence ne serait pas contesté. Cette presse qui prétendra aujourd’hui que les juifs ne sont plus des réfugiés car ils ont su prospérer et se redresser suite à leur exil forcé par une formidable envie de vivre et de créer. Cette presse faisant fi du préjudice subi prétextant qu’ils n’en ont plus besoin et insinuant que cette recherche de la justice n’a pour but que de freiner les négociations dans l’interminable processus de paix que les arabes s’emploient à bloquer par leurs exigences toujours plus inacceptables. Les Juifs du monde arabe n’en ont pas moins perdu leurs possessions et le préjudice est évident. Il est temps de reconnaitre qu’il leur était impossible de se maintenir dans ces pays où les nouvelles dictatures avaient à cœur de les asservir et de les soumettre à une violence systématique mettant en péril leur survie. Il sera aussi très aisé de reprocher au tout jeune Etat juif d’être venu en aide à tous ces déracinés en mettant en place des structures d’accueil pas toujours aussi enviables que cela, mais qui ont permis aux nouveaux immigrants de retrouver la dignité qu’ils avaient perdue dans les pays arabes alors qu’aucun pays musulman de la région n’admis ni intégré la population arabe qu’elle a encouragée en 1947 à quitter la Palestine en lui promettant qu’elle y retournerait victorieuse de l’Etat hébreu. 70 % de la population jordanienne est d’origine palestinienne, partout dans le monde arabe, les Palestiniens sont relégués au plus bas niveau de la société qui les a accueillis, profitant des avantages que leur statut de réfugié leur apportait grâce à l’aide internationale qui a dépensé depuis plus de 60 ans des millions de dollars pour les assister.

EXEMPLE DES JUIFS DE SYRIE

Sous le joug islamique, les Juifs vivaient en Syrie en tant de dhimmis et avaient de ce fait des droits sociaux et juridiques inférieurs aux musulmans. La situation des Juifs dans les années 1940 s’est détériorée en raison du mouvement national arabe. Des émeutes eurent lieu à plusieurs reprises à Damas. Le pillage des maisons et le viol des femmes juives étaient monnaie courante. Sous le joug colonial français, les Juifs étaient un peu plus acceptés en Syrie, mais l’avènement du nationalisme arabe a vu la situation des Juifs se dégrader rapidement. Pour beaucoup de Juifs, il était presque impossible de s’enfuir. Les derniers Juifs de Syrie n’ont pu s’échapper qu’au début des années 1990. À la suite de l’indépendance syrienne en 1946, les attaques contre les Juifs et leurs biens s’accentuèrent et culminèrent à plusieurs reprises dans des pogroms sanglants. Le pogrom de 1947 par exemple, laissa tous les magasins et les synagogues d’Alep en ruines. Les Juifs furent déclarés « ennemis du gouvernement ». Des milliers de Juifs fuirent alors le pays en dépit des menaces du gouvernement syrien d’incarcération et d’assassinat contre tous ceux qui tenteraient de s’échapper. Les maisons et les biens des Juifs furent saisis par les musulmans locaux et les autorités. Les Juifs de Syrie qui restèrent se trouvèrent dans l’impossibilité de partir. Ils étaient otages d’un régime fasciste. Ils ne pouvaient quitter la Syrie qu’à la condition d’abandonner des membres de leur famille. C’est pourquoi la communauté vécut alors enfermée et sous la peur, surveillée par la police secrète. Ceux qui ont quitté le pays clandestinement ont été contraints d’abandonner derrière eux tous leurs biens. Le dernier exode des Juifs syriens a eu lieu aux environs d’octobre 1994. Il reste aujourd’hui moins de 100 Juifs en Syrie. Les Juifs y sont la seule minorité avec des passeports et des cartes d’identité faisant mention de  leur religion.

La Campagne Internationale pour les Droits et la Réparation

Les communautés juives dans 40 pays vont participer à la campagne internationale pour les droits et la réparation, pour revendiquer les droits des réfugiés juifs originaires des pays arabes. La campagne  aura pour cible les gouvernements, les medias, les organisations juives, les synagogues et les écoles juives dans toutes les communautés de la Diaspora.

La campagne est planifiée par l’Organisation Mondiale des Juifs Originaires des Pays Arabes (WOJAC) et le groupe La Justice pour les Juifs Originaires des Pays Arabes (JJAC).

Parmi ses objectifs:

1)    Mener des programmes éducatifs pour le public sur le patrimoine et les droits des réfugiés juifs originaires des pays arabes.

2)    Inscrire les récits d’histoires de famille et cataloguer les pertes communales et individuelles des juifs qui se sont enfuis des pays arabes.

Vous êtes originaire d’un pays arabe que vous avez quitté parce que vous vous sentiez menacé à cause de votre judéité, apportez votre témoignage en racontant votre propre expérience ou celle de vos familles et amis pour dire ce qui vous a poussé à quitter votre pays d’origine.

Une foi rassemblée, cette documentation sera cataloguée et préservée par un département spécial du ministère de la Justice, établi pour réunir les bases légales et factuelles nécessaires pour revendiquer les droits des Juifs déplacés des pays arabes.

Je tiens à remercier le site « Justice for jews from arabs countries » pour les informations qui m’ont permis de réaliser cet article. (www.JusticeforJews.com)



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