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« Baby face », Ike Aronowicz, le capitaine de l’Exodus.

12 juillet 2012 15 h 03 min2 commentaires

Par Michèle Ash 

65 ans après l’épopée de l’Exodus, un nom reste gravé à jamais dans nos mémoires. Ike. (Yehiel Isaac Aronowicz). Né à Dantzig en 1923, il est le troisième d’une fratrie de quatre garçons. Son père, Samuel Aronowicz est né en Pologne, à Lodz, en 1898. Issu d’une famille de juifs religieux, chez qui le respect du shabbat était une règle d’or, Samuel a toujours cultivé un rejet du culte. Son épouse, Yoheved, s’en accommodait aisément et finalement, leurs enfants ont été libérés des obligations religieuses. Après l’indépendance de la Pologne, en 1918 et la guerre contre la Russie bolchévique, les parents, encore très jeunes décidèrent de partir pour Dantzig devenue cité libre après le traité de Versailles. Ils ouvrent deux magasins, l’un de chaussures et le second de tissus. Le jeune Ike qui entre dans une école allemande est finalement placé dans une école polonaise, ses parents souhaitant qu’il apprenne le polonais. Une famille unie et très sioniste à qui il ne manque qu’une chose : la Palestine. Depuis leur plus tendre enfance, le père raconte à ses enfants « la terre de ses ancêtres ». Leur maison toute entière est tournée vers la terre promise et le jeune Ike dévore les livres pour en apprendre plus sur cette terre de l’autre côté de la Méditerranée. Dès l’âge de 8 ans, il suit des cours pour comprendre les fondements du sionisme et rejoins le mouvement Habonim. En 1932, après des années difficiles où l’antisémitisme gagne du terrain, où des émeutes éclatent et où les nazis avancent à grands pas, les parents décident de quitter Dantzig. Le père quitte l’Allemagne en bateau en laissant sa famille. Il part en éclaireur et pendant deux ans, la famille vit au rythme des lettres de Palestine. En 1934, ils traversent une partie du pays en train pour rejoindre Lodz, puis voyagent de trains en trains pour rejoindre le port de Constanza en Roumanie. C’est là qu’ils prendront le « Polonia » pour rejoindre la Palestine. Le père a tout organisé : la maison à Tel Aviv et l’inscription à l’école. Ike a sous les yeux ce dont il rêve depuis sa plus tendre enfance, la raison de vivre de toute sa famille. Plus rien ne pourra désormais l’arrêter. Il apprend le violon, s’inscrit à un club nautique, et dévore à longueur de journée les leçons de son mouvement de jeunesse, le « Mahanot Haolim ». Il entre dans la prestigieuse école, la « High School of Commerce of Tel-Aviv ». Parmi les élèves, un certain Shimon Peres. Elève brillant mais dissipé, il se fait renvoyer de l’école. Il ne le dit pas à ses parents. Il vend son violon et s’inscrit à des cours du soir. Il passe brillamment ses examens. Il a 17 ans à peine. Grâce à la BBC, il écoute les nouvelles de l’Europe : les pogroms, les rafles, les persécutions anti-juives. Les troupes d’Hitler annexent la ville de Dantzig et brulent les rouleaux sacrés de la Torah. Ses grands-parents sont assassinés. Toute la famille de son père disparaît exceptée une de ses sœurs. Ike n’a alors qu’une seule idée, rejoindre les rangs de l’Armée rouge. Passionné par la mer, il part travailler dans le port de Haïfa. Ce qu’il désire le plus au monde c’est monter sur un bateau et partir en Europe. Il embarque enfin en 1941, malgré les réticences de sa famille, sur un petit bateau, le « Sophia », appartenant à un juif yéménite et qui transportait des fournitures militaires aux camps de l’armée britannique basée en Erythrée et le long de la Mer Rouge. L’équipage et exclusivement juif. Ils traversent les mers… Port-Saïd, Tobrouk, Benghazi, Alexandrie. Ike travaille en cuisine, dans les cales du cargo et gravit rapidement les échelons… En novembre 1942, sa paie en poche, il rentre en train à Haïfa et après un mois de cours, il rejoint le « Palyam » (unité navale du « Palmach », unité choc de la Haganah). Après un an de formation, il embarque avec son ami d’enfance, Saül, sur le « Nyholm » pour un tour du monde avec pour mission de transmettre des informations au Palmach. Il fait le tour du monde et à chaque étape, il part à la recherche de la communauté juive du pays. Il envoie des textes à ses responsables du Palyam et apprendra quelques années plus tard, qu’ils étaient publiés dans les colonnes du journal du mouvement. Pendant ces deux années, il ne rentrera que deux fois en Palestine. La première fois en 1944 où d’anciens camarades du Palyam organisent en son honneur, un « congrès spécial ».

Toujours en mer, il s’informe à chaque escale de l’évolution de la guerre. Il sait que des crimes atroces sont commis et que des juifs sont persécutés mais il me ne se doute pas encore à quel point. Lors d’une escale  Salonique, il cherche la communauté juive et ne la trouve pas. Il rencontre un juif sépharade, Alha Def, originaire d’Espagne qui lui parle pour la première fois de l’horreur de la Shoah. C’est la première fois qu’il entend le mot « camp d’extermination »… Il est abasourdi. Nous sommes en 1945, à la veille d’une victoire promise, et tant de gens sont morts ! Il rentre au bateau hébété… Il est alors convaincu qu’il ne peut rester sans agir : il doit aider ces juifs à rentrer au pays. Après plusieurs mois de navigation, ces récits de bateaux clandestins en tête dont il a appris l’existence, Ike décide de s’inscrire aux cours du prestigieux collège Prince-Edouard VII à Londres. Quelques semaines plus tard, alors qu’il va recevoir son diplôme de second officier, il va recevoir un appel qui va changer le cours de la vie : il est convoqué à un entretien avec Saül Meyrov, le patron du Mossad. Ike a alors 23 ans. On vient de lui confier sa première mission et il ne se doute absolument pas de l’ampleur de la tâche qu’il va occuper. Son diplôme en poche, il embarque sur un navire pour les Etats Unis et débarque à Norfolk en Virginie. Un juif palestinien, Ze’ev Shind, dit « Dany » l’accueille et lui annonce : « J’ai un bateau pour toi ! ». « Ce bateau a un commandant américain que tu seconderas jusqu’à l’arrivée en Europe ! »Il se voit déjà aux commandes d’un bateau comme le « Queen Mary » et stupéfait, il découvre un vieux rafiot, moche, lourd, recouvert d’une épaisse couche de rouille… Le « Président Warfield » ! Un navire à vapeur de plaisance américain cabotant de 1928 à 1940 le long de la côte « est » des USA. C’est dans le port de Baltimore, que la Haganah le découvre et l’achète.  Ce qui intéresse principalement la Haganah, c’est son faible tirant d’eau qui lui permettrait d’accoster discrètement et de fausser compagnie aux destroyers anglais lorsqu’ils arriveraient à hauteur des côtes palestiniennes. L’équipage est contacté par des agents de la Haganah : il est composé de 40 jeunes Juifs qui sont volontaires pour quitter les Etats-Unis. Il pourrait embarquer 3 à 4000 rescapés de la Shoah pour la Palestine. Le 18 février 1947, le Président Warfield obtient son certificat de navigation du Honduras. Le 24 février, il  prend la mer, mais le 25 il rencontre une telle tempête et subit de tels dommages qu’il doit retourner aux USA pour s’abriter dans le port de Norfolk. Après de multiples réparations, le bateau reprend finalement la mer le 29 mars, sous le regard des Britanniques, direction : l’Europe. Il restera au port  de La Spézia (en Italie) pour la préparation du bateau : objectif : l’aménager pour y loger 4500 réfugiés…  construire des couchettes, des toilettes, etc… Le Président Warfield quittera La Spézia pour Sète début juillet. Affolé, le capitaine américain décide de quitter le commandement et Ike se retrouve capitaine, à 23 ans !

Le bateau est prêt à voguer en direction de la Palestine. Il ne manque que les passagers qu’il faut aller chercher dans les camps de réfugiés d’Allemagne et d’Autriche. Les futurs passagers sont répartis à leur arrivée dans 12 camps de transit de Sète à Marseille, dont le camp d’Arénas et celui d’Ollioules, par groupe de 30 personnes. Ces groupes sont constitués en fonction de l’âge, lien de parenté, pays d’origine ou affinités politiques ou religieuses. Le camp du Grand Arénas à Marseille en contient près de 2.500, dans un autre on compte 600 enfants de 3 à 4 ans, orphelins recueillis un partout en Europe. Le convoi devait arriver le 10 juillet, avant l’aube, mais c’est seulement vers midi que les derniers réfugiés embarquent. Les passagers descendent des camions au môle de Saint-Louis et montent à bord du Président Warfield groupe après groupe. Le commissaire spécial du port de Sète, Laurent Leboutet, fait  preuve d’une grande sollicitude et donne toutes autorisations au capitaine Ike Aronowicz pour l’appareillage du navire. Il facilite l’embarquement des passagers, en délivrant à chacun un sauf-conduit officiel avec un nom d’emprunt, une photo et un tampon du visa du consul de Colombie. A midi, le bateau est fin prêt à appareiller mais sous la pression du gouvernement britannique, le Quai d’Orsay donne l’ordre d’en interdire le départ. Saül Meyerov, chef du Mossad à Paris, intime l’ordre à Yossi Harel, commandant du «Président Warfield» de quitter le port de Sète coûte que coûte. Le nombre de réfugiés montés à bord est de 4.554 immigrants, dont 1.282 femmes, 1.600 hommes, 1.017 jeunes et 655 enfants, pratiquement tous survivants des camps de l’Allemagne nazie.

Le 11 juillet 1947, battant pavillon panaméen, à 3h du matin, malgré l’absence d’un remorqueur, pourtant payé d’avance, le Président Warfield risque le tout pour le tout et rompt les amarres. Le navire rencontre plusieurs difficultés : la complexité du petit port de Sète, ainsi que des problèmes techniques, comme un câble qui s’emmêle dans les pales de l’hélice ou encore l’échouage du bateau sur un banc de sable. Finalement, après de nombreuses manœuvres du tout jeune capitaine et de son équipage, le bateau parvient à s’extirper du port et à prendre le large en direction de la Palestine. Après 5 jours de navigation, et hors des eaux territoriales françaises, le Président Warfield devient «l’Exodus 47», le drapeau d’Israël remplaçant le pavillon panaméen et le soir même des avions de reconnaissance anglais survolent le navire qui approche des eaux territoriales britanniques. Le commandant Yossi Harel de «l’Exodus47» lance un message codé pour la Haganah à Tel-Aviv et continue sa route. A l’entrée des eaux territoriales de la Palestine, un croiseur et cinq contre-torpilleurs britanniques apparaissent, mais le navire Exodus 47 refuse de s’arrêter et d’obtempérer à la demande des autorités. Finalement, les destroyers britanniques attaquent à seulement 27 kilomètres des côtes. Les passagers de l’Exodus résistent à l’abordage en lançant des projectiles divers : bouteilles, boîtes de conserves, etc. La lutte est si acharnée que les Britanniques doivent faire usage de leurs armes, faisant trois morts parmi les Juifs et plus de 200 blessés. Le 19 juillet, à 16h30, l’Exodus, escorté par la marine britannique, accoste à Haïfa. Ike qui ne voulait pas se rendre, s’était opposé à Yossi Harel qui, en tant que commandant de l’opération était seul décisionnaire. (Ils resteront fâchés de nombreuses années).

Pour Ike, le commandant Yossi Harel et l’équipage, l’épopée de l’Exodus s’arrête là. Impuissants, ils voient débarquer les corps de leurs amis, William Bernstein, Mordechaïm Baumstein et Zvi Yakobovitz ainsi que les blessés (qui, une fois guéris, seront emprisonnés dans le camp d’Atlit près de Haïfa). Ils assistent au débarquement des malheureux réfugiés qui monteront sur 3 bateaux anglais qui repartiront vers l’Europe. Ils le savent : si les anglais les capturent, les membres d’équipage seront faits prisonniers. Ike, Yossi et quelques autres décident de se cacher dans la cale. D’autres membres d’équipages choisissent de se fondre dans la masse des réfugiés. Cachés au fond de la cale, ils attendront 48 h avant qu’une poignée de combattants du Palmach, déguisés en travailleurs, censés nettoyer les quais, viennent leur apporter des salopettes et des casquettes et les faire descendre avec des sacs de détritus.

Caché en Palestine, Ike attend, prêt à embarquer sur un autre bateau. Il suit avec beaucoup d’attention l’aventure de «l’Exodus». Il aura toute sa vie le regret de ne pas avoir poursuivi le voyage avec eux. Une nouvelle mission arrive alors pour Ike. Il doit rejoindre Prague où Saül Meyrov l’attend pour lui donner ses instructions. Il a l’ordre d’aller chercher 15.000 réfugiés et de les emmener en Palestine sur deux bananiers, le «Pan York» et le «Pan Crescent». Les Britanniques sont sur les dents et font tout pour empêcher qu’une nouvelle embarcation n’arrive en Palestine. Ike et Yossi montent alors toute l’opération.

Le 29 Novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte le plan de partage de la Palestine, et décide de créer un état juif et un état arabe… L’Etat d’Israël naîtra quelques mois plus tard, le 14 mai 1948. Ike est à la barre du «Pan Crescent», avec 7557 passagers à bord. Il n’a qu’une obsession, éviter un nouvel « Exodus », ne pas se faire arrêter par les Anglais. Il emmènera tous ses passagers à Chypre, en attendant la déclaration de la création de l’Etat d’Israël.

Après toutes ces années, Ike s’est établi avec sa femme Irène dont il aura deux filles, Ella et Ronit, à Zikhon Yaakov. Il a sillonné les mers du globe après avoir repris des études à Londres. Il a commandé toutes sortes de bateaux, de toutes tailles, de toutes classes. Il a jeté l’ancre dans tous les ports du monde. A Dakar, un jour de 1956, il reconnait le yacht d’Hitler, revendu après la guerre. Il le charge sur son cargo et le ramène en Israël. Il a d’ailleurs conservé la cloche de la cuisine qu’il montre comme trophée de guerre à chaque personne qui vient chez lui. En 1955, il retourne en bateau pour la première fois en Allemagne avec sa femme et l’une de ses filles. Les hommes de son équipage ont la rage au ventre. Les regards sont encore injurieux et les marins allemands pas toujours heureux de les retrouver là.

Après avoir monté un projet de «bateau kibboutz» qui n’aboutira pas, Ike prend la décision de retourner aux Etats Unis en 1958 pour reprendre ses études. Diplômé de l’Université de Georgetown du Département des affaires maritimes, il est admis à l’Université de Colombia pour y apprendre la théorie du business. Les étudiants qu’il côtoie ne connaissent rien de son passé, et après la sortie du film « Exodus » d’Otto Priminger, en 1960, il devient célèbre. A son retour en Israël, il se voit offrir de nombreux postes prestigieux. Il choisira celui de l’un de ses amis, ancien membre du Palmach, Israël Libertovsky qui lui propose de manager l’un des plus importants projets d’Israël : la construction d’un chantier naval dans la baie de Haïfa. Ike crée alors une compagnie maritime. Il vend son septième et dernier bateau, en 1982. Deux années auparavant, il fait une drôle de rencontre dans les rues de Yaffo. Un homme qu’il avait combattu, Tony Baileu, le commandant du HMS Childers, l’un des destroyers qui avait attaqué l’Exodus dans la nuit du 16 au 17 juillet 1947. Cet officier anglais était convaincu de la légitimité de son action, malgré la profonde sympathie qu’il avait pour ces réfugiés et Ike et lui, sans la moindre amertume, sont restés amis.

Le grand regret de la vie de Ike fût que Ben Gourion ordonna de couler «l’Exodus» dans la baie de Shemen Beach, pour effacer à jamais l’image de l’immigration clandestine. Ike avait rêvé en faire un bateau musée à la mémoire des «ma’apilim». Le bateau s’est mystérieusement embrasé dans la nuit du 24 au 25 août 1952.

Lors de notre dernière rencontre, en 2010 il me dit avec son regard pétillant : «Je savais que nous avions fait quelque chose d’important, mais je n’avais jamais imaginé à quel point», «Notre échec n’a pas été inutile, il a sûrement contribué à accélérer le processus de création d’Israël». Et lorsque nous avons abordé la question de l’Etat d’Israël, il me confia : «Israël n’est qu’une petite partie de la terre qui nous était destinée. Il ne fallait pas transiger. L’ONU croyait nous avoir fait un cadeau. Mais en réalité, elle n’avait aucun droit de nous offrir ce que D.ieu nous avait déjà promis. L’État d’Israël doit rester un outil pour rétablir le peuple juif sur l’ensemble de sa patrie.»

Ike Aronovicz s’est éteint le 23 décembre 2009 dans sa «maison bateau» sur les hauteurs de Zikhon Yakov.



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